Recettes de cuisine

Yaourt sans yaourtière, 2 ingrédients/ 3 étapes

Yaourt sans yaourtière, 2 ingrédients/ 3 étapes

 

Lorsque je me suis engagée pour de bon dans la démarche zéro déchet, j’ai décidé de me lancer dans la fabrication de yaourt maison, pour supprimer la montagne de pots en plastique non recyclables, ou de pots en verre entassés dans mon placard. Parce qu’il faut souligner que même si le verre possède l’immense qualité de se recycler à l’infini, cette transformation demeure très coûteuse en énergie (transport, température de fusion…). En plus, je ne digère que le lait de chèvre, et les yaourts de chèvre coûtent cher ! Bon, depuis j’ai arrêté d’acheter des produits laitiers, pour des raisons écologiques, de santé et d’éthique. Si vous souhaitez adopter une recette de yaourt végé inratable et super facile, rendez-vous ici!

Fabriquer son yaourt soi-même, c’est vraiment le MUST. D’une part, vous n’avez plus besoin de lire les étiquettes pour vérifier que c’est du vrai yaourt et non une espèce de mélange à base de lait en poudre et de bifidus ! D’autre part, cela ne produit pas de déchet – à condition, bien sûr, de se procurer du lait en vrac (cf mon tableau sur les points de vente en vrac). Enfin, c’est relativement économique : je gagne 2,50€ par fournée de 1,6 L de yaourts de chèvre bio et zéro emballage, par rapport à 12 yaourts de chèvre conventionnels en pots de verre de la marque Monoprix, soit 10€ par mois. Cette somme paraît insignifiante, n’empêche que si on prend votre abonnement de téléphone par exemple, vous seriez bien content de voir son montant mensuel diminuer d’autant !

Ingrédients:

  • du lait
  • du ferment pour la première fournée, puis du yaourt de la fournée précédente

Yaourt sans yaourtière, 2 ingrédients/ 3 étapes

 

Équipement:

La yaourtière zéro déchet et durable se compose d’une écharpe et d’un bonnet en laine, ainsi qu’idéalement une caisse en bois, pour isoler thermiquement la préparation pendant la fermentation, et la protéger des courants d’air.

 

 

Préparation: pour le détail, voir le pétillant blog Tiff in Lyon!

  • Porter le lait à ébullition puis laisser frémir à feu doux pendant 20 minutes
  • Faire refroidir jusqu’à 60°C, puis mélanger le lait avec le ferment
  • Verser dans un grand bocal, et le bocal dans un bonnet, une écharpe et une caisse en bois si vous avez, près d’un radiateur (le mélange doit ainsi être maintenu à une température avoisinant les 30°C). Attendre au minimum 3 heures! Attention, plus le temps de fermentation est long, plus le yaourt est acide.

N’ayant pas de thermomètre sous la main au moment où j’ai testé cette méthode, j’ai surveillé la descente de la température au doigt. Soixante degrés correspondent grossièrement à la bascule entre le moment où le lait est vraiment trop brûlant et celui où il est juste super chaud. Attention, comme l’explique Tiff, un lait au-dessus de 60° C tuerait les ferments, il vaut donc mieux un lait un peu plus froid qu’un peu plus chaud. A titre d’indication pour les téméraires, mes trois fabrications successives sans thermomètre ont bien marché ! Sur la longueur par contre, c’est quand même mieux d’avoir un thermomètre 🙂

Attention, peut-être que la méthode marche avec du lait de vache pasteurisé, mais pour le lait de chèvre je vous recommande fortement d’utiliser du lait cru.

Si vous voulez tout savoir sur le yaourt, choisissez un moment où vous êtes en forme et lisez le blog Ni cru ni cuit, référence en la matière!

Et vous, ça vous botte le yaourt maison?

10 Comments

  • Reply Océane 15 mars 2016 at 17 h 17 min

    Super idée, ça fait un moment que je cherche une solution simple, sans yaourtière (ni thermomètre, soyons fous !), pour m’éviter de recycler des kilos de pots en verre, d’opercules en métal et de carton de yaourts chaque mois ! Merci 🙂

    • Reply abracada-vrac 16 mars 2016 at 14 h 56 min

      Contente de t’être utile, ça a été un peu le parcours du combattant pour moi cette histoire de yaourt, donc si ça peut faire gagner du temps à d’autres tant mieux 🙂

      • Reply Océane 16 mars 2016 at 16 h 41 min

        En tout cas, premier essai très concluant, sans thermomètre et avec le dernier yaourt du frigo, c’est nickel !

  • Reply poncet 16 mars 2016 at 17 h 32 min

    Où peut on trouver du ferment pour la première fournée ? Je suis débutante !

    • Reply abracada-vrac 17 mars 2016 at 17 h 43 min

      Hello Bénédicte! Je te conseille le ferment Yalacta, que tu trouveras en pharmacie! Il coûte 5,95€ et te servira un certain temps 🙂 Sinon avec un yaourt du commerce, mais vérifie bien qu’il s’agit d’un vrai yaourt (lait, ferments), et assure-toi qu’il est assez frais! Ces ferments tiendront moins longtemps que ceux du ferment yalacta par contre.

  • Reply Tiff in Lyon 10 avril 2016 at 18 h 55 min

    Merci Jeanne pour le partage d’article 🙂
    Avec un seul ferment Yalacta, j’en suis à 5 mois (je crois ?) de yaourts et ils sont toujours aussi bons… Et maintenant on peut demander à la ferme de la Villardière de remplir sa bouteille de bon lait cru directement de la ferme. C’est ma grande victoire du jour ! A nous les yaourts maison !
    J’ai testé aussi avec du lait de brebis la semaine dernière et j’ai eu du yaourt à la Grecque meilleur qu’en Grèce. Et c’est mon goûteur qui le dit hehehe

    • Reply abracada-vrac 11 avril 2016 at 17 h 18 min

      Tiphaine, papesse du yaourt maison 😉

      • Reply Tiff in Lyon 22 avril 2016 at 12 h 23 min

        jjajajaja 🙂 quel titre ! Mais tu as quand même la palme pour avoir essayé tous types de yaourts avec tous types de lait

  • Reply chuba 8 novembre 2016 at 16 h 21 min

    Bonjour
    En ce qui concerne le zero dechet, pour faire les yaourts maison, il faut qd meme su lait… du coup….brick de lait (de chèvre en ce qui me concerne)… sinon comment faire ?
    Merci pour ce blog !

    • Reply abracada-vrac 23 novembre 2016 at 15 h 45 min

      Bonjour,
      Pour ma part j’avais trouvé sur le marché un fermier qui vendait son lait dans des bouteilles qu’il récupérait d’une semaine sur l’autre! Pour cela, il faut un peu de patience et poser des questions aux maraîchers 🙂

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