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Végan or not végan? #1

végan or not végan

La question de la viande est incontournable si l’on réfléchit en profondeur à ses choix de vie et à leur cohérence globale. Alors qu’il y a quelques années, les postures végétarienne, végétalienne et végan étaient surtout considérées comme des engagements en faveur du bien-être animal, aujourd’hui on prend conscience que ce sujet touche également aux domaines de l’écologie et de la santé. De mon côté, c’est l’écologie qui m’a amenée à m’interroger sur ces questions.

PS: le choix de la photo est humoristique, je ne mange presque plus de produits animaux et pourtant je n’ai jamais mis d’herbe dans mon assiette 😉

Quelques petites définitions pour commencer:

végétarien: ne mange pas de viande ni de poisson, mais peut manger des produits laitiers et des œufs.

végétalien: ne mange pas de produits animaux ou issus d’animaux, donc le poisson, les produits laitiers et les œufs sont exclus.

végan: en plus d’une alimentation végétalienne, le végan s’intéresse à tout ce qui touche de près ou de loin l’exploitation animale. Il ne porte donc pas d’habits contenant de la laine ou du cuir, etc.

Le sujet abordé dans cet article est très sensible, et sujet à de nombreux débats plus ou moins houleux. En effet, en plus d’intégrer des enjeux importants tels que la souffrance animale, l’écologie ou la santé, il touche à l’alimentation, domaine où se croisent les idéologies les plus folles et diverses, et où il est très difficile de démêler le vrai du faux, le probable du certain. Alors, faut-il ou non utiliser les animaux pour se nourrir (et se vêtir)?

J’aborderai cette question en vous donnant mon avis sur chacun des trois aspects qui y entrent en jeu, soit: la cause animale, l’écologie et la santé. Je le dis d’emblée: je ne prétends pas détenir la science infuse et suis ouverte à la discussion. Toutefois, comme tout le monde n’a pas le temps de s’interroger en profondeur sur tous les sujets complexes de la vie, je me permets de partager ici mes découvertes, mes interrogations et le fruit de mes réflexions, pour aider ceux d’entre vous qui se posent des questions à aller un peu plus loin dans cette voie de questionnement, quelle que soit l’opinion que vous en tirerez finalement.

Comme le sujet est vaste, j’ai décidé de le découper en trois articles. Ce premier article consistera à s’interroger sur nos choix de consommation et nos mentalités au vu de la cause animale.

Ma haine originelle du militantisme

Pendant longtemps, j’ai détesté le militantisme végé-végan, souvent un peu trop porté sur la violence et le désir de choquer. De plus, je trouvais bête de consacrer autant d’énergie à défendre les droits des animaux alors que sur Terre tant d’hommes vivent dans des conditions bien pires que celles de bon nombre de bêtes, et qu’il aurait mieux valu commencer par là.

Les catholiques, la Genèse et la viande

En plus, en tant que catholique, j’avais retenu du livre de la Genèse que Dieu nous avait donné la Terre et les animaux pour que nous les dominions. Note aux catholiques, donc: dans ce livre, Dieu a aussi dit qu’il donnait à manger aux animaux l’herbe du sol et à l’Homme les fruits des arbres, à aucun moment n’est mentionnée la nature carnivore de l’Homme. Sans compter que la signification de « domination » dans la Bible connote la responsabilité plus que l’asservissement. Je ne pense donc pas que l’on puisse fonder une conduite alimentaire, quelle qu’elle soit, sur le récit de la Création.

Pourquoi la cause animale a sa place dans une recherche engagée du bien général, et comment le militantisme en ce sens pourrait se rendre plus accessible

La raison pour laquelle nous nous entretuons, laissons des frères humains mourir de faim ou en exploitons d’autres est exactement la même que celle qui nous pousse à élever et massacrer les animaux: la recherche du profit, du gain de temps, la flemme de se poser les vraies questions. Aujourd’hui, je me rends compte le combat humaniste n’empêche pas le combat animal et vice-versa, et que mon rejet de la cause animale venait simplement en réaction à l’attitude agressive de certains militants. Ayant moi-même parfois des envies de meurtre lorsque je vois un proche utiliser la moitié d’un rouleau de sopalin pour essuyer un peu d’eau sur son plan de travail, je peux comprendre cette attitude révoltée. Mais si certains militants me lisent, je vais me permettre une humble suggestion: même si c’est difficile, essayez d’aborder le sujet avec douceur, sans culpabiliser les gens et en leur expliquant calmement certaines réalités dont ils n’ont pas conscience, sinon vous desservirez la cause que vous défendez.

Prenons du recul: les animaux et nous

J’ai honte aujourd’hui d’avoir rejeté en bloc le combat de ces personnes, sans me poser plus de questions sur les réalités qu’elles dénonçaient. Je ne m’attarderai pas sur la question de savoir si un animal est ou non un être sensible qui peut souffrir. Pour moi la réponse est claire: oui! Essayez simplement de vous rappeler quel rapport vous aviez avec les animaux étant petit(e)s, lorsque votre âme était vierge de tout désir d’argent, de tout besoin de vous donner bonne conscience. On se pose tellement peu de questions… Lequel d’entre nous n’a pas craqué devant un poussin, un bébé lapin, un agneau? Qui d’entre nous déteste assez les animaux pour vouloir se rendre responsable de leur souffrance? Les seuls capables de répondre « moi » peuvent continuer à ne pas se poser de question et arrêter là leur lecture.

Pour les autres, acceptons d’y réfléchir d’un peu plus près et de comprendre ce qu’implique le fait de consommer des produits d’origine animale. Je ne vais pas la jouer photos choc, même si en général ça permet de comprendre efficacement que la réalité est bien pire qu’on ne pouvait l’imaginer. Je me contenterai de synthétiser grossièrement les conditions de production des produits laitiers, de la viande, des œufs, du miel et de la laine, et je vous présenterai les conclusions que j’en tire.

Les produits laitiers

Les animaux ne sont pas faits pour produire autant de lait

Les laitages ne sont ni plus ni moins que le résultat d’une exploitation de la vache, de la chèvre et de la brebis pour laquelle elles ne sont pas du tout faites et qui entraîne leur mort prématurée par épuisement. Pour leur faire produire du lait en continu, on les engrosse à l’infini par des techniques répugnantes. On traite leurs organes sexuels comme des machines. Et pour ne pas qu’ils nous piquent du lait, on leur enlève presque immédiatement leurs petits, qui partent à l’abattoir. Quand la vache tombe d’épuisement, elle finit au même endroit que ses veaux. Si vous êtes curieux d’en savoir un peu plus, allez faire un tour sur mon article sur les yaourts végé. Du coup, moi qui aime tant les bons yaourts, je suis passée par une grosse remise en question: si les vaches, chèvres et brebis ne sont pas faites pour produire autant de lait, suis-je faite pour m’alimenter avec leur lait? Logiquement, non. D’ailleurs, je suis bien placée pour l’affirmer, parce que les produits laitiers me donnent des boutons et le rhume!

Végétarien pour les animaux: le paradoxe

J’en profite pour expliquer qu’à mon sens, un choix alimentaire végétarien militant au sens de la définition ci-dessus est incohérent: manger des produits laitiers alors que l’on est contre la souffrance animale et les abattoirs, ça me paraît bizarre. Le seul végétarien cohérent reste à mes yeux celui qui fait ce choix pour des raisons purement sanitaires (j’y reviendrai dans le troisième article sur la santé).

La viande

Les conditions d’abattage: gros flou

Avec les récents et nombreux scandales dans les abattoirs dont vous avez tous dû entendu parler, je pense que vous avez déjà conscience des conditions affreuses dans lesquelles certains animaux peuvent être tués (et là je ne vous parle même pas de la fabrication des nuggets Macdo…). Le problème, c’est qu’il est très difficile de savoir comment a été tué l’animal que l’on achète à la boucherie (sans parler de celui que l’on achète en supermarché). En effet, la réglementation oblige les éleveurs à envoyer leurs bêtes dans des abattoirs, ces derniers ne peuvent pas les tuer eux-mêmes et n’ont donc aucun contrôle sur leur fin de vie. Je ne connais pas assez bien les pratiques réglementaires en abattoirs (ceux où il n’y a pas de scandales), je ne saurais donc pas vous dire si celles-ci sont faites pour que les animaux ne souffrent pas. Le problème auquel on revient toujours, c’est que face à un modèle de distribution de masse, il faut faire vite pour produire le maximum possible, donc on ne peut pas vraiment prendre le temps de faire attention au bien-être des animaux que l’on voit passer. Toutefois, le boucher en bas de mon ancien logement, également éleveur, m’avait raconté que l’abattoir se trouvait juste à côté de sa ferme, qu’il y amenait lui-même les bêtes et était rassuré de travailler avec une entreprise si proche de chez lui. Je ne lui ai pas demandé s’il avait déjà assisté à l’abattage, mais ça m’a fait penser que certains circuits doivent être plus transparents que d’autres.

Les conditions d’élevage: la loose!

Le problème tient également aux conditions de vie elles-mêmes des animaux, souvent entassés les uns sur les autres dans des conditions insalubres, voyant très peu voire pas la lumière du jour et l’herbe des prés, alimentés n’importe comment (souvenez-vous du scandale de la vache folle). Même si la souffrance animale n’est pas mon premier cheval de bataille, je n’ai pas envie de participer à de telles pratiques. Cela peut être évité si vous connaissez l’éleveur auquel vous achetez votre viande.

Conclusion:

Si vous voulez manger de la viande sans participer à un système d’exploitation à outrance, la meilleure solution est de revenir vers l’achat en circuit court. Vous ne pouvez pas acheter responsable en supermarché, fuyez les grandes surfaces!!

Parlons maintenant chasse.

Les animaux se chassent entre eux pour se nourrir, alors pourquoi ne pourrions-nous pas chasser nous aussi, nous qui faisons partie du règne animal? Le problème est la disproportion des moyens: avec nos fusils, il nous faut peu d’efforts par rapport à ceux que doit fournir n’importe quel animal pour parvenir au même résultat. Si tous les Occidentaux consommaient la même quantité de viande qu’actuellement en l’obtenant de la chasse au fusil, ils se retrouveraient vite à court d’animaux à chasser. Du coup, il faudrait chasser soit en se limitant dans la quantité de bêtes tuées, soit à la lance^^ Cela ne règle pas la question de la souffrance de l’animal, mais je ne m’y connais pas assez en chasse pour en parler. Ce que je peux dire, par contre, c’est que la souffrance animale existe forcément lorsque les animaux se chassent entre eux, c’est une réalité naturelle, même si cela doit se comprendre dans les limites du nécessaire: un animal ne chasse que pour ses besoins essentiels.

Cessons de rejeter aussi systématiquement la souffrance!

Nous vivons une époque où la souffrance est totalement rejetée, comme quelque chose qui serait forcément mauvais. Pourtant, celle-ci fait partie intégrante de l’existence de tous les êtres vivants! Nous sommes conscients du fait que la souffrance nous fait grandir, comme l’expriment les chansons ou les expressions telles que « ce qui ne me tue pas me rend plus fort ». Notre rejet de la souffrance nous infantilise, nous fige, nous fait rater des expériences de vie très riches. Que se passerait-il si les animaux arrêtaient de se chasser entre eux par peur de se faire souffrir? Ils disparaîtraient.

La souffrance d’un animal comporte un sens positif: à l’échelle de la nature, il s’agit d’un sacrifice réalisé pour perpétuer la vie. En ce sens, certaines ethnies qui ont su conserver un rapport plus humble à leur place dans l’univers font une prière et remercient l’animal pour la viande qu’il va leur donner avant de le tuer. Puisque nourrir un être humain ne vaudrait pas le coup de faire souffrir un animal, une partie du militantisme anti souffrance animale implique donc que l’homme serait étranger au règne naturel, ce qui peut paraître paradoxal. Le souci, c’est que de fait, comme l’être humain s’est nettement affranchi du règne naturel, il est difficile d’intégrer sa façon de s’alimenter actuelle à cet équilibre…

C’est l’empathie qui nous pousse aujourd’hui à nous poser autant de questions. L’empathie fait partie des traits typiquement humains, ce qui fait que dans le règne animal nous serions les seuls à être capables de rechigner à tuer un autre animal pour assurer notre propre survie, de peur de le faire souffrir. Heureusement, cette empathie vient compenser nos potentialités de nuisance, qui sont également propres à la race humaine. Puisque nous nous sommes extraits de l’écosystème naturel, heureusement que nous avons l’empathie pour essayer d’y rétablir un certain équilibre artificiel. Donc, les saucisses végé sont de ce point de vue un des résultats de cet équilibre artificiel que nous essayons d’établir par empathie^^. Le problème, c’est que les saucisses végé, c’est emballé et industriel. Alors équilibrer du naturel avec de l’industriel, je pense que cela a ses limites. Refuser d’un bloc toute forme de souffrance animale à court terme, c’est bien dans l’idée, mais si cela implique de faire fonctionner un système de production qui détruit l’environnement de vie de ces animaux, alors c’est se mordre la queue. Bref, c’était la minute philo!

Les œufs

Je vous avoue que je ne suis pas sûre d’avoir entièrement cerné toutes les raisons pour lesquelles les végétaliens et végans ne mangent pas d’œufs. Une chose est sûre: les œufs que nous achetons dans les supermarchés impliquent le tri des poussins à la naissance. Les mâles, inutiles, sont directement broyés, et les femelles seront pour la plupart enfermées toute leur vie jusqu’à finir empalées sur une rôtissoire. Je réitère donc ici pour les végétariens stricto sensu ce que j’ai dit à la fin de mon explication sur les produits laitiers.

Il me semble que si l’on a son propre poulailler ou si l’on connaît le maraîcher auquel on achète ses œufs, on peut éviter de contribuer au massacre des poussins mâles, et on sait que les poules ont une vie confortable, même si on se doute qu’elles finiront dans le four de la maraîchère. Ceci dit, elles ne passeront pas par l’abattoir, et pour connaître certaines personnes qui élèvent leurs poules, je peux vous garantir qu’elles font attention à ne pas les faire souffrir au moment où elles les tuent, et qu’elles n’ont vraiment aucun plaisir à le faire. On entre donc ici plus dans l’équilibre naturel dont je parlais au-dessus.

Une chose est sûre: si vous voulez minimiser votre impact sur la souffrance des animaux mais que vous n’êtes pas prêt à renoncer aux produits d’origine animale, commencez par en acheter en circuit court à des personnes dont vous connaissez les pratiques et dont vous savez qu’elles aiment leurs bêtes!

Le miel

Si les abeilles produisent du miel, à la base, c’est pour se nourrir elles! Du coup, manger leur miel c’est un peu du vol. Vous pouvez visionner cette vidéo pour vous faire une idée de ce qu’implique le fait d’acheter du miel en supermarché: la récolte industriel du miel, ou le meilleur film d’horreur de 2016! Là encore, il est important de connaître l’apiculteur auquel on achète son miel, de savoir quelles sont ses techniques de récolte, comment il traite les abeilles, s’il leur laisse leur part. Les végans utilisent des substituts tels que le sirop d’agave, mais comme je l’explique dans cet article sur le transport maritime, je ne suis pas sûre que cela vaille le coup de tuer des baleines pour protéger des abeilles dont l’apiculteur, si on fait l’effort de bien le choisir, prend soin pour nous…

La laine

Qui eût cru que nos jolis pulls en laine étaient cause de souffrance animale? Je suis tombée des nues en lisant cet article sur le blog Antigone XXI. Cela m’a fait passer l’envie de m’acheter des pulls en laine ou en cachemire dans les grandes enseignes. C’est justement là le souci: ce sont nos modes de consommation de masse, et donc d’élevage, qui sont responsables des conditions ignominieuses dans lesquelles vivent les animaux que l’on exploite pour satisfaire nos besoins! Comme pour les abattoirs, si on a plus de 1000 moutons à traiter vous vous doutez que l’on ne va pas s’embêter à se demander si on leur fait mal ou pas. Si nous avions chacun nos trois moutons dont nous tondions la laine mais dont nous prenions bien soin, en veillant à ce qu’ils n’aient pas froid, n’attrapent pas de cochonneries et vivent une vie de moutons heureux, nous n’aurions pas tant de questions à nous poser…


CONCLUSION

Même si je ne consomme plus de viande ni de produits laitiers, sauf lorsque je suis invitée, toutes ces découvertes et réflexions bout à bout ne m’ont pas tant convaincue de devenir végan que de retourner à la terre pour assurer moi-même mes besoins: on n’est jamais mieux servi que par soi-même, surtout quand on veut savoir comment a été produit ce que l’on consomme! Le retour à la paysannerie et aux petites unités de production et d’élevage, la relocalisation de la production ainsi que le renouveau du lien social entre consommateur et producteur est pour moi la meilleure réponse à la grande question des produits animaux: il faut ne consommer que ce dont on a vraiment besoin, donc moins, et de l’authentique, du local, du direct! Je reviendrai sur cette question des besoins dans le chapitre sur la santé. Voir plus petit, plus local, plus humain, c’est se tourner vers une consommation plus encrée dans l’ordre naturel des choses.

Vous l’avez donc compris: pour moi, la souffrance fait partie de toute vie, et elle peut avoir un sens lorsqu’elle est proportionnelle au bien qu’elle va engendrer à l’échelle de l’équilibre global des espèces vivantes. Vouloir éluder toute forme de souffrance animale me semble irréaliste et créera forcément des déséquilibres à d’autres niveaux (exemple des abeilles et des baleines). Par contre, je suis convaincue que l’on peut parvenir à une certaine forme d’équilibre en relocalisant totalement sa consommation et en diminuant la quantité de produits d’origine animale que l’on achète.

Je suis contente d’avoir pu aborder ici la thématique de la souffrance animale, qui bien souvent est totalement éludée par les omnivores car considérée comme dénuée d’intérêt. J’espère que les camarades omnivores qui ont eu le courage de lire cet article jusqu’au bout l’auront trouvé intéressant, ainsi que les personnes qui ne consomment plus de produits d’origine animale.

J’ai hâte de vous parler du rapport entre consommation de produits d’origine animale et enjeux environnementaux! D’ici là, je serai ravie de lire vos avis sur ce premier article dans les commentaires, si vous souhaitez vous exprimer!

11 Comments

  • Reply Monasterio 21 juin 2016 at 20 h 29 min

    Ta pensée est lumineuse ma Jeannette, une lumière sur ma route, et sur d’autres routes je l’espère!

    • Reply abracada-vrac 22 juin 2016 at 8 h 21 min

      Merci Mam 😉

  • Reply Oklea 21 juin 2016 at 21 h 37 min

    Au niveau des définitions ça n’est pas bon. Un végétarien ne mange pas de poisson.
    http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/v%C3%A9g%C3%A9tarisme/81259

    Pas de chair animal = pas de viande ni de poisson. Sinon on appelle ça un pesco-végétarien.

    • Reply abracada-vrac 22 juin 2016 at 8 h 21 min

      Merci oklea, je vais corriger cela 🙂

  • Reply Coralie DNS 23 juin 2016 at 14 h 48 min

    Super article !! Tu as traduit ma pensée, et apporter quelques arguments à ces débats sans fin auquel j’ai pu participer !
    Je suis totalement d’accord il faut trouver un équilibre et pour moi les extrêmes quels qu’ils soient ne sont pas les solutions.

    • Reply abracada-vrac 23 juin 2016 at 16 h 58 min

      Salut Coralie, merci pour ton commentaire, et je suis contente d’apprendre que j’ai pu apporter de l’eau à ton moulin 😉 Effectivement, je pense que l’on arrive à un extrême lorsque l’on oublie de placer sa réflexion dans une dynamique globale…

  • Reply djoolius 23 juin 2016 at 15 h 25 min

    Merci pour cet article bien clair sur le sujet !
    C’est une longue aventure de devenir végétarien puis vegan, surtout pour moi qui étais à la base un gros amateur de viande. Je suis loin d’avoir atteint le 100% vegan, mais je compte bien y arriver un jour.

    En attendant j’ai commencé par limiter ma consommation de viande, et même supprimé la viande rouge.
    Pour le poisson cela va être un peu plus compliqué je le crains…D’ailleurs ton article en parle assez peu ! C’est un oubli ou c’est volontaire ?

    • Reply abracada-vrac 23 juin 2016 at 16 h 57 min

      Bonjour Julien! C’est vrai que les changements ne peuvent se faire du jour au lendemain 🙂 C’est la souffrance animale qui t’a motivé à changer ton mode de vie? Oui tu as raison, je ne parle pas du poisson, ni du cuir d’ailleurs, d’une part parce que mon article était déjà très long et d’autre part parce que je ne connais pas encore bien ces sujets! Mais tu as raison, je vais faire des recherches à ce sujet 🙂

      • Reply djoolius 23 juin 2016 at 17 h 50 min

        Les deux mon capitaine ! 🙂 Je sais que la viande rouge est vraiment ce qu’il y a de « pire » en termes de souffrance/écologie, alors j’ai commencé à m’attaquer à elle…puis à intégrer des repas 100% vegan dans mon menu hebdomadaire. Au fur et à mesure j’ai découvert de nouveaux ingrédients et nouvelles saveurs, ce qui me pousse à continuer dans ma lancée !

        Pour les vêtements c’est difficile aussi, car on se rend compte que de nombreux produits sont touchés…mais j’ai commencé également !

        Hâte de lire les prochains épisodes alors 😉 Bonne continuation !

  • Reply Ju' 23 juin 2016 at 21 h 29 min

    Merci pour ton article, il me tarde de lire la suite. Je suis tout a fait d’accord avec toi!
    Je suis végétarienne depuis peu, j’ai mis plus de 6 mois à franchir le cap! J’avance doucement mais surement, vers ce qui tend être du véganisme, mais avec mes propres convictions! Par exemple, j’ai des poules dont je consomme les œufs, elles sont libres et pondent si elles en ont envie. Mais il me sera impossible de les tuer quand elles ne pondront plus. Pareil pour les produits laitiers, j’en consomme très peu mais parfois, je me fait plaisir en achetant à un petit producteur, qui possède 30 chèvres et 1 vache et qui fabrique ses propres fromages. Chez lui pas de productivité!
    J’ai un soucis avec les vêtements et le cuir également…j’ai décidé de ne plus rien acheter neuf pour des raisons éthiques mais d’acheter de secondes mains, dois-je donc faire attention quand j’achète un vêtement qu’il ne soit pas constituer de soie, de cuir, de laine ?? Je n’ai pas encore réussi à répondre!!
    Alors voilà je pense que chacun est libre de faire ce qu’il veut tout en ayant conscience que nous faisons partie d’un TOUT et qu’il est de notre responsabilité de trouver un équilibre. Je pense que le chemin est long mais pas impossible…

    • Reply abracada-vrac 24 juin 2016 at 8 h 01 min

      Bonjour Julie, bravo pour ta démarche dans laquelle tu parais réfléchie et sereine! De mon côté je n’achète pas encore de seconde main, même si je n’achète pas beaucoup. J’ai un progrès à faire là-dessus! Je pense que si tu achètes de la seconde main tu donnes une deuxième vie à un produit qui de toute façon avait été produit pour quelqu’un d’autre que toi, donc tu n’augmentes pas la demande de ce produit sur le marché. Et au lieu qu’un animal ait été exploité pour les besoins d’une seule personne, il l’a été pour plusieurs!

      Ce questionnement sur les habits est très complexe: vaut-il mieux acheter un produit impliquant l’exploitation d’un animal, ou un produit végan mais ayant des répercussions sur l’environnement et donc sur les animaux? L’idéal serait d’éviter les deux, mais cela paraît compliqué. A cet égard, le lin est une super option, mais bon on ne peut pas s’habiller qu’en lin^^ Je me rappelle un aprem avec mon ancienne associée, où nous avons été accostées par un militant anti souffrance animale, et qui a fait remarquer à mon associée que c’était paradoxal d’aimer les animaux en portant un manteau en peau comme le sien. A quoi elle a répliqué qu’elle n’était pas sûre que les oiseaux qu’il défendait apprécient beaucoup plus le kway en pétrole qu’il portait sur le dos et qu’il garderait sûrement beaucoup moins longtemps que son manteau qu’elle avait depuis 15 ans… Le débat est intéressant, mais je ne suis pas encore allée assez loin dans les recherches pour me faire mon opinion. Si cela t’intéresse, voici un article de Natasha dans Echos Verts sur le textile: https://echosverts.com/2015/01/01/eco-defi-vers-une-garde-robe-eco-ethique-et-minimaliste/

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