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Vacances en vélo éco-minimalistes ou presque

Vacances en vélo éco-minimalistes ou presque

Chers lecteurs,

Me voilà de retour pour quelques jours à Lyon, d’une expérience magnifique dans l’Ouest de la France: les châteaux de la Loire en itinérance à vélo et en tente, et le Puy du Fou.

Pour nous qui passons généralement plusieurs jours au même endroit en location, cette aventure d’un genre nouveau se superposait à la question suivante: comment se passeraient ces premières grandes vacances avec le souci de produire le moins de déchets possible? Grosse prise de tête en vue?

Il faut croire que nos habitudes sont désormais bien ancrées, car nous nous en sommes plutôt bien sortis sans nous compliquer la vie. Certes, quelques petits écarts de parcours sont à signaler, mais nous restons bien loin de l’impact écologique des aoûtiens moyens que nous fûmes il y a encore peu de temps 🙂

Je vous propose donc un petit retour pratique et poétique sur ces vacances minimalistes et les plus écologiques possibles. Le but: vous inspirer de nouvelles idées de vacances nature et vous aider à envisager les choses simplement si le cœur vous dit de tenter l’expérience! Je commencerai par les détails pratiques, pour partager ensuite avec vous, si vous le souhaitez, quelques bribes de ces beaux moments!

Vacances vélo en itinérance: la partie pratique

Le choix du transport

Je ne sais plus comment l’idée m’est venue de partir découvrir les châteaux de la Loire en vélo. Quoi qu’il en soit, la motivation de départ n’était pas, à ma connaissance, spécifiquement écologique. Toutefois, cette question est rapidement intervenue lorsqu’il a fallu décider de la façon dont nous irions jusque dans les Pays de la Loire. En voiture avec les vélos dedans, en train avec ou sans vélos?

La solution la plus économique reste sans conteste la voiture avec les vélos dedans, puisqu’elle permet d’économiser la location des vélos et revient sûrement moins cher qu’un billet de train-sauf si on l’a réservé bien à l’avance!

Toutefois, après réflexion il s’est avéré que le plus pratique était de prendre le train avec nos sacs à dos et de louer des vélos sur place: en effet, certaines entreprises de location proposent une option ultra intéressante! Il s’agit de la possibilité de louer les vélos à un endroit et de les rendre à un autre: ainsi, nul besoin de revenir en arrière! Avec une voiture, nous aurions été coincés. Avec en plus l’argument écologique, le choix du train était tout fait.

Comme ce format de vacances nous a beaucoup plu, nous avons décidé de découvrir une nouvelle région de France chaque été à vélo et pensons donc investir dans des deux roues que nous transporterons en train, et qui seront assez vite amortis en économisant la location systématique. Encore faudra-t-il trouver des trains qui acceptent les vélos!

Vacances en vélo éco-minimalistes ou presque

Voici une synthèse de la façon dont s’organisait notre périple:

Train/ location de vélos et étapes sur 5 jours/ train et airbnb à Angers et Nantes/ location de voiture trois jours pour aller au Puy du Fou/ retour en train. Notez qu’il est tout à fait possible d’embarquer les vélos dans les ter pour des étapes un peu trop longues. D’autre part, il est possible de se passer de voiture pour aller au Puy du Fou car il existe une navette au départ de Nantes. Par contre, cela implique aussi de loger sur le parc, pour ne pas avoir besoin de se déplacer autrement qu’à pieds. Dans ce cas, je vous conseille de vous renseigner un an à l’avance sur la date d’ouverture des réservations, car pour ma part j’ai pris nos places en octobre et je n’ai pas réussi à trouver un logement sur le parc à un prix décent. Quant aux campings tout au long de l’itinéraire, j’en avais réservé certains mais cela est inutile, d’une part parce qu’ils ne sont jamais complets et d’autre part parce qu’ils se trouvent tous sur l’itinéraire de la Loire à vélo et qu’il est très facile de tomber sur un camping au moment où on en a besoin, sans avoir eu besoin de faire des recherches et de tout programmer.

Si le détail de l’itinéraire vous intéresse, il se trouve plus bas dans l’article 🙂

Ce que nous avons emporté pour ces vacances à vélo:

Le but était de s’alléger au maximum pour ne pas trop charger nos vélos et nos dos.

Pour dormir:

  • 1 lampe de poche à dynamo
  • 1 petite tente empruntée à mes parents: en s’achetant une tente ultra light comme il s’en fait maintenant, je pense qu’on aurait vraiment gagné en poids et en place!
  • 2 tapis gonflants (pareil: maintenant on peut trouver des tapis pas du tout encombrants)
  • 2 duvets (idem: les nôtres, à l’ancienne, prenaient pas mal de place)
  • Nous aurions bien apprécié avoir de petits coussins, la prochaine fois on testera avec des gonflables.

Pour manger (rangés dans une glacière en tissu moyennement utile à mon avis, un simple sac en tissu aurait suffi):

  • 1 couteau de cuisine
  • 1 petite planche à découper, bien pratique!!
  • 2 gamelles
  • 1 spiraliseur pour les crudités (carottes, courgettes)
  • 2 fourchettes et 2 cuillers
  • 3 tupp moyens-grands et 1 petit. 1 tupp nous servait à conserver nos fruits secs du petit déjeuner et encas, les 3 autres alternaient: protection des fruits fragiles achetés ou cueillis sur la route, achat de fromage ou charcuterie pour les pic-nics.
  • 1 fouta en guise de nappe pour les repas et siestes: au début j’ai pensé ne pas la prendre, mais c’était très agréable de l’avoir!
  • 3 bougies et un briquet pour l’ambiance du dîner (1 seule aurait suffi)
  • 1 serviette de table
  • 1 chiffon microfibre pour essuyer la vaisselle
  • 2 gourdes (donc pas besoin de gobelets)
  • une brosse à vaisselle sans le manche
  • un pain de savon de Marseille dans une boîte, champion des vacances sac à dos puisqu’il nous a servi de produit vaisselle, savon et shampoing, lessive et dentifrice!
  • 1 sachet en plastique avec du sel
  • 1 couteau économe, superflu car j’ai peut-être épluché une carotte avec^^
  • 1 sac en plastique pour y mettre les aliments et tupperwares risquant de couler ou salir la glacière.

Pour le corps:

  • le savon de Marseille (shampoing, corps et dentifrice)
  • 1 petit flacon d’huile d’olive qui me servait à me démaquiller ainsi qu’à assaisonner les salades si besoin
  • 1 sachet plastique avec du bicarbonate pour le déo
  • 3 cotons démaquillants lavables, que je nettoyais au savon de Marseille au fur et à mesure
  • 1 fiole de vinaigre blanc pour l’après-shampoing et pour assaisonner les salades. Nous versions une toute petite quantité de vinaigre dans la gourde que nous remplissions d’eau.
  • 1 brosse à cheveux
  • 1 flacon de crème solaire (je n’ai toujours pas testé la recette maison!!)
  • 1 serviette microfibre décathlon, qui absorbe bien l’eau, sèche très vite et prend vraiment très peu de place
  • 4 mouchoirs en tissu, à laver au fur et à mesure au savon. A mon avis, 2 auraient suffi!
  • Des boules quiès au cas où pour le camping, dont nous ne nous sommes pas servis, mais qui à mon avis peuvent bien dépanner!

Les vêtements:

  • 1 short chacun pour le vélo, le mien servant aussi pour les balades en ville, + un short plus habillé pour Lambert
  • 1 jean chacun pour le train et les soirées fraîches
  • 2 t-shirts chacun pour le vélo, tissu fin pour pouvoir les laver tous les jours et qu’ils sèchent rapidement. 1 polo plus chic pour Lambert et une blouse à manches longues pour moi. Le mieux est que les t-shirts puissent servir à la fois pour le sport et les promenades en ville. Je vous conseille vivement de prendre des t-shirts qui couvrent bien vos épaules, parce qu’en vélo on crame!!
  • 2 paires de chaussettes chacun
  • 4 sous-vêtements chacun
  • 1 pull chaud/polaire chacun
  • 1 k-way chacun
  • 1 pijama chacun
  • 1 casquette chacun, qui nous ont surtout servi durant notre visite du Puy du fou, parce qu’en vélo nous portions des casques, et dans la Loire le soleil ne tape pas assez fort pour qu’on en ait besoin lors d’une balade en ville.
  • Lunettes de soleil
  • 1 écharpe chacun
  • 1 paire de baskets chacun
  • 1 paire de chaussures de ville chacun (moi des nus-pieds, Lambert des mocassins)
  • 1 paire de tongs chacun pour la douche du camping
  • 1 longue ficelle avec au moins 8 pinces à linge
  • Si vous avez des cartes de réduc (étudiant, famille nombreuse ou autre, pensez-y bien pour la visite des châteaux!)

Nous faisions une petite lessive chaque fois que nous savions que le linge aurait quelques heures pour sécher ensuite au camping, ce qui arrivait à peu près tous les deux jours.

Pour les balades sur place:

  • 1 sac à dos type east-pack.

Côté rangement:

Ancienne habituée du scoutisme, j’avais rangé chaque catégorie d’objets dans un sac en tissu différent. Cela permet de retrouver très facilement ce dont on a besoin, d’empêcher le bazar de s’installer, et de refaire très rapidement son sac. Nous avions aussi emporté un sac en tissu vide pour le linge sale.

Bilan:

Je suis assez fière de ma liste car nous n’avons manqué de rien et avons emporté très peu de superflu! Pour des débutants, on s’en est bien sortis 😉

Vacances en vélo éco-minimalistes ou presque

Au total, cela représentait un sac à dos de 50 litres destiné à l’équipement de camping, un sac de à dos de 30 litres avec nos habits, chaussures et trousse de toilette, la glacière en tissu et le sac à dos east-pack. A mon avis, avec un meilleur équipement de camping nous aurions pu ranger la glacière dans le sac à dos de 50 litres. Nous avions également emporté des sandows pour fixer les sacs sur les vélos. Après avoir tenté de les fixer sur le porte bagage tels quels, nous avons fini par louer une paire de sacoches chacun, pour y répartir les équipements de tente et offrir ainsi aux sacs une plus grande surface de fixation, car ils n’avaient aucun équilibre sur le seul porte bagage.

Le top du minimalisme aurait été de s’offrir des chambres d’hôtes tous les soirs pour supprimer le sac rempli d’équipements de camping, mais cela excédait notre budget, et outre l’aspect financier il est fort plaisant de se balader avec sa maison et de savoir qu’à tout moment on peut s’arrêter et planter la tente! Quel sentiment de liberté! Du coup, même avec plus d’argent je pense qu’on restera sur ce modèle, avec un équipement plus léger et moins encombrant. On aimerait bien tenter le camping sauvage aussi, mais du coup il faudra mieux s’organiser pour les réserves en eau.

Accessoirement, le truc qui nous a un peu manqué, c’était le PQ! Eh oui, dans la plupart des campings il faut apporter le sien! Comme nous n’avions pas trop envie de nous trimbaler un pack entier en en achetant sur place, nous faisions de petites réserves en passant aux toilettes dans les musées^^ A la guerre comme à la guerre…

Et les déchets alors??

Je sais que vous m’attendez sur cette question, je vous en parle donc sans plus attendre!

Alors je vous le dis tout de suite: en vacances itinérantes sans matériel de cuisson, le top du zéro déchet c’est quand même le restaurant!! Nous avons eu la chance de pouvoir nous faire plaisir sur ce plan là, mais je vais quand même vous faire part de plusieurs astuces pour produire le moins de déchets possible avec un plus petit budget:

  • Pour le petit déjeuner, conservez des fruits secs achetés en vrac dans un tupp, et achetez au gré de votre périple des fruits frais, ou guettez les arbres fruitiers le long du chemin! Nous avons fait une belle récolte de prunes et de figues: un vrai régal, et une telle joie de cueillir nous-mêmes des fruits sauvages!!
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Les restes de notre cueillette miraculeuse!

  • Pour le déjeuner, essayez de trouver des marchés pour vous fournir de la tapenade ou autres confits de légumes à étaler sur du pain, des légumes ou de la viande mijotés, de la charcuterie ou du fromage, le tout servi dans vos tupperwares. S’il n’y a pas de marché, vous trouverez toujours une supérette pour les fruits et des artisans de proximité pour le pain, le fromage et la charcuterie. Assortir d’un bon melon ou d’une pastèque, et le tour est joué! Je reconnais que pour un végan, la tâche est plus complexe, car les pâtés végétaux courent moins les rues que les boucheries et les fromageries. Sachant que les repas au Puy du fou offrent un piètre rapport qualité-prix, nous avons profité de la cuisine de notre location à Nantes pour préparer un gros taboulé et des oeufs durs que nous avons stockés dans nos tupperwares, au frais dans le minibar de notre chambre d’hôtel.

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  • Pour le soir, une salade de crudités assortie de boîtes de conserve fait bien l’affaire: salade grecque avec une boîte de pois chiches, une boîte d’olives noires (ou en vrac) et de la feta en vrac ou en sachet, en prenant garde de mettre la boîte en métal au recyclage, ou s’il s’agit d’une boîte en verre, de la nettoyer pour la réutiliser. Salade tomate, oignon nouveau, maïs, avocat, œuf dur si vous trouvez un restaurateur assez aimable pour vous les faire cuire / salade de tomates, thon et haricots verts en boîte / spaghettis de courgette au spiraliseur, avec tomate, mozza en vrac ou en sachet, huile d’olive et basilic / en entrée carottes râpées à l’ail au spiraliseur… Pour préparer des salades de riz froides, une idée peut consister à acheter du riz déjà cuit chez un traiteur ou un restaurateur asiatique, en lui demandant de le mettre dans votre boîte. Certains achats peuvent avoir un double emploi: par exemple, des poivrons marinés que nous avions achetés en bocal pour l’apéro nous ont aussi servi, grâce à l’huile de la marinade, à assaisonner notre salade grecque. En fonction des surprises que vous réservent les commerces croisés sur votre route, adaptez et inventez, en privilégiant au maximum les emballages recyclables lorsque rien n’est disponible en vrac 😉 Nous avons toujours fait en fonction de ce qui se présentait à nous, sans nous prendre la tête et en acceptant de faire des écarts lorsque la situation n’offrait pas de possibilités d’éviter facilement les déchets.

Il y a quelques trucs auxquels penser avant qu’il ne soit trop tard, sur lesquels nous nous sommes fait avoir plusieurs fois: la cuiller en plastique dans la glace, la serviette de table en papier, la paille dans le verre (pourquoi pas l’accepter la première fois, puis la réutiliser au fil des apéros?), et parfois aussi il vaut mieux demander dès le départ à être servi dans un verre en verre! Pour la glace, tentez aussi de demander à ne pas avoir de serviette en papier autour de votre cornet (sauf si cela est indispensable pour vous, évidemment^^ Mais vous pouvez aussi compter sur votre serviette de table dans votre sac à dos). Autre galère: les prospectus que votre interlocuteur est tout fier de vous fourrer dans les mains, alors que vous et parfois même lui savez que vous ne vous en servirez jamais! Encore une fois, il vaut mieux anticiper et expliquer avant qu’il ait entamé son geste que vous cherchez à éviter le gaspillage et que vous trouverez toutes les infos sur internet si besoin, en le remerciant pour tous ses conseils et pour son désir de vous rendre service.

Et pour les déchets organiques, rien de plus simple en camping: hop, dans les fourrés!! A Nantes, où nous sommes restés trois jours, nous les avons accumulés dans une casserole dont nous avons éparpillé le contenu dans les haies du parc se trouvant en vas du logement, sous les regards interrogateurs de quelques passants^^ Notre très faible production de déchets non recyclables nous a donc permis de vivre nos vacances comme à la maison, sans poubelle cracra 🙂

Et comme ce sont les vacances, nous nous sommes aussi accordé des plaisirs ultra-décadents, comme une énorme plâtrée de coquillettes panzani au ketchup (en bouteille en verre s’il vous plaît!) et au gruyère le soir de notre arrivée à Angers, première soirée en airbnb avec une cuisine, des croissants bien gras au petit dej ou encore un paquet de magnums lors d’une balade nocturne à Chinon (pour les différents endroits sympas à découvrir, voir ci-dessous). Nous avons acheté un peu de laitages, de viande et de charcuterie, et même UN PAQUET DE CHIPS!!! Vous vous rendez compte…

Bon, j’ai dû aussi acheter des médocs anti allergies pour soutenir ce train d’enfer, mais c’était sympa quand même! Cela faisait une bonne année que je n’avais pas mis les pieds dans une pharmacie, là où j’en fréquentais plusieurs fois par mois il y a tout juste deux ans. C’est quand même fou de se dire qu’au quotidien, l’industrie pharmaceutique nous sert surtout à venir remédier aux symptômes provoqués par une consommation malsaine… Si l’on regarde bien, la grande majorité des choses qui s’y vendent deviennent parfaitement inutiles si l’on adopte un art de vivre bon pour le corps et le mental. A Lambert, qui m’a dit « Mais enfin Jeanne, c’est débile de t’acheter des cachets contre les allergies! On va plutôt arrêter de manger les trucs qui te rendent allergique! », j’ai répondu que je n’avais pas envie de m’en priver, et que donc pour une fois j’allais acheter des médocs. Cette démarche complètement nase, que nos changements d’habitude ont permis de mettre en lumière par contraste, est pourtant la façon dont de nombreuses personnes vivent toute leur existence, sans en être conscientes: pour compenser mes habitudes d’achats et alimentaires nocives, j’achète ensuite des produits chimiques qui me permettront de ne jamais me priver, fût-ce au détriment de ma santé et de l’environnement… Quoi qu’il en soit, la sensation de lourdeur et d’écœurement que j’ai fini par ressentir m’a vite remise dans les rails en endormant mes envies de décadence! Quand on ne mange plus du tout de produits industriels ou de produits laitiers, le fait de s’y remettre d’un coup provoque des sensations et pensées analogues à celles qui accompagnent la gueule de bois un lendemain de soirée excessivement arrosée. Donc un peu de décadence c’est cool, mais gare à l’overdose!

Les itinéraires:

Si vous décidez d’organiser aussi des vacances à vélo dans la Loire ou ailleurs d’ailleurs, je vous conseille de ne pas vous fier au temps prévu sur google maps, qui table sur une vitesse moyenne de 18km/h peu souvent atteinte, sans compter les pauses. Avec une grosse quinzaine de kilos derrière les fesses, la rentabilité du coup de pédale n’est pas la même! Pour être tranquilles, prévoyez plutôt le double du temps indiqué. Consultez la carte interactive de la Loire à vélo (ou de la région choisie), dont le trajet est différent de celui proposé par google maps, et calculez le temps des étapes en fonction de votre propre rythme.

Quel bonheur de s’écarter des routes fréquentées et d’oublier le bruit des voitures pour le troquer contre le chant des grillons et des oiseaux! L’itinéraire de la Loire à vélo est extrêmement bien balisé, nous n’avons presque jamais eu besoin de sortir une carte pour nous orienter. Contrairement à ce que je pensais, nous avons très peu longé les bords de Loire: l’itinéraire nous promène de coteaux en petits villages délicieusement authentiques, pour nous faire découvrir au détour d’un chemin toutes les petites merveilles de la région. Autre surprise: ça grimpe les gars!! Et en plus, nous avons été tous les jours dans le sens contraire du vent, qui remonte la Loire depuis l’Océan. Avec nos chargements, les km ne défilaient pas bien vite, pour le plus grand bien de nos égos de sportifs^^

Bilan émotionnel et humain, détail du voyage

Le combo vélo-camping nous a permis de nous sortir complètement de notre quotidien: lorsque l’on est dans l’effort, on ne pense à rien d’autre sauf à la belle vue qui en est la récompense. Lorsque l’on doit monter sa tente tous les soirs, improviser un pic nic et que l’on dort presque sur l’herbe, les soucis de l’année écoulée sont bien loin… Revenir à des préoccupations simples et immédiates, faciles à résoudre nous a fait un bien immense! Sans compter que lorsque l’on part à l’aventure en faisant du sport, on apprécie pour de vrai chaque bon repas et chaque douche chaude, chaque fois que l’on enfile un vêtement propre. Nous sommes partis onze jours, mais avons l’impression d’avoir fait un break au moins deux fois plus long!

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Nous avons été surpris de nous sentir aussi souvent seuls au monde, avec l’immensité du paysage pour nous tous seuls. Nous nous attendions un peu à nous retrouver sur une autoroute de vélos, et en fait pas du tout! Les pays de la Loire, c’est le rêve: tout est aménagé pour que le tourisme soit super confortable, mais on ne voit les touristes que là où on a envie de les voir, c’est-à-dire sur les terrasses des bars et restaus où règne une super ambiance! Quant aux campings, nous avons aussi été très tranquilles la majeure partie du temps, retrouvant cette impression de calme et de reposante solitude.

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Je voudrais vous raconter la plus chouette rencontre du séjour, durant le premier après-midi de vélo: nous avons été rejoints sur la route par Pierre et François, deux frères partis de Lille pour aller à un festival à Bordeaux, avec le challenge de faire toute la route à vélo et sans un seul euro! La philosophie du défi consistait à se tourner vers les autres, et à fonctionner sous forme d’échanges: un service contre de la nourriture ou éventuellement un hébergement. C’est comme cela qu’ils ont par exemple appris à faire du pain, en aidant un boulanger qui leur avait offert un menu complet pour le déjeuner. Logés chez des amis, des rencontres ou en camping sauvage, rechargeant leurs gourdes aux fontaines ou en toquant chez l’habitant, récupérant les invendus des magasins, dégustant fruit d’une cueillette ou d’une pêche, tous les moyens étaient bons pour goûter à la liberté peu connue d’un quotidien sans argent. Leurs vélos chargés à la diable du nécessaire de camping, d’une guitare chacun que chaque nouvelle rencontre laissait un peu plus griffonnée, d’un butagaz et d’une casserole où les fines bouches avaient concocté une marmelade de mirabelles le matin précédent, sentaient l’aventure. Pierre nourrit le rêve de faire le tour du monde à vélo et sans argent. Quand je pense qu’il y a quelques années, je m’entourais surtout de personnes rêvant d’intégrer HEC et de créer une grosse entreprise bien rentable, je me rends compte que j’ai pas mal changé de cap, quand même… Ce que je ne regrette pas, car les échanges avec ces personnes pleines de rêves gratuits sont tellement enrichissants! Ces personnes sont libres car leur joie et leur fierté ne dépendent pas de facteurs matériels mais de rencontres humaines. Sur ces entrefaites, nous avons atterri tous les quatre au beau milieu d’un endroit assez indescriptible: une sorte de camp récup’ et détente installé de part et d’autre du chemin, avec des ateliers DIY de masques mexicains en matériaux de récup, une scène où les musiciens devaient mettre le feu le soir venu, et une buvette proposant exclusivement des produits locaux et artisanaux. L’occasion rêvée de faire une pause devant un verre et de discuter plus avant. François est paysagiste et a décidé de travailler à temps partiel pour consacrer son temps à d’autres projets personnels, tandis que Pierre, après des études en école de commerce et une expérience professionnelle en start-up, déçu par la pression permanente pour toujours plus de profit, a décidé de faire une pause pour profiter de la vie. C’est vrai, le chômage n’est pas une solution durable, mais il nous donne la chance, en France, de recueillir le temps précieux qui nous permet de prendre du recul pour repartir ensuite sur des bases professionnelles correspondant mieux à nos aspirations profondes. Ils sont si nombreux, les jeunes que je rencontre qui, après s’être jetés dans des études souvent voulues par l’entourage, se rendent compte que la voie empruntée n’a pas de sens pour eux et se réorientent! Et bien souvent, cette réorientation intègre une réflexion sur l’écologie, l’économie ou la société car nos jeunes générations ont soif de sens et d’avenir. Nous nous sommes séparés pour les laisser filer à leur rythme, et peu après nous être demandés comment ils se lavaient, voilà que nous les retrouvons en train de prendre le bain dans un ancien lavoir de village! Ok, nous avions notre réponse: comme tout le reste, la vie n’est qu’une question de confiance et d’occasions à saisir. Le lendemain, nous les avons recroisés par hasard à Blois, et ils avaient trouvé une association partante pour leur offrir une balade en canoë! Nous avons aussi croisé une famille partie en vélo de Bretagne pour rejoindre Pornic en passant par Chambord, et chez qui transparaissait la joie de ce moment partagé. Ces deux rencontres ont un point en commun, qui renvoie, plus profondément, à une posture face à la vie: ne pas attendre l’arrivée pour vivre pleinement ce qui nous est donné de vivre maintenant, c’est-à-dire en chemin. Cessons de regarder toujours en avant en vivant dans un tunnel, convaincus que le bonheur se trouve au bout, lorsque l’on aura atteint tel ou tel objectif, obtenu telle et telle chose! Transformons tous les tunnels, autoroutes et trajets en avion de nos vies en pistes cyclables, sur lesquelles dès maintenant le paysage vaut le coup d’être admiré. Et pourquoi pas, adoptons pour nos vacances des choix de décroissance joyeuse: des destinations moins lointaines, avec des moyens de déplacement plus lents mais qui offrent déjà en eux-mêmes des occasions de s’émerveiller, de partager et de se réjouir.

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Voici le détail des différentes étapes de notre voyage:

Jour 1: Train de Lyon jusqu’à Orléans. Visite rapide d’Orléans puis retrait des vélos à l’agence de location. Orléans-Muides-sur-Loire en vélo (environ 45 km, peu conseillé pour un premier jour où l’on découvre le cyclisme version camping avec tout le barda sur le vélo, surtout avec un départ à 17h^^) Nuit bien méritée au camping à Muides.

Jour 2: Muides-Chambord en vélo (8km, 20 minutes de pédalage raisonnablement énergique) et visite de Chambord: franchement, si vous y allez réservez la visite insolite absolument passionnante! On s’est dit que sans ça on serait complètement passés à côté de l’intérêt de ce splendide château. Je vous ne vous en dis pas plus, mais la vie de cour de l’époque de François Premier ne ressemble pas du tout à l’idée que l’on s’en fait! Chambord-Blois en vélo (environ 20km): nous écouté la dame de google maps pour la route à suivre…. Grosse erreur! Pédaler dans des sentiers à peine dessinés au milieu des champs avec des vélos chargés à bloc, je ne vous raconte pas le sketch! Par contre, nous avons pu profiter de paysages merveilleux 🙂

Vacances en vélo éco-minimalistes ou presque

Camping à Blois, aprem de balade à Blois, ainsi que le lendemain et départ dans l’après-midi du lendemain. Il y a pas mal de choses chouettes à voir dans cette ville, et une super ambiance! Cela vaut le coup de prévoir un peu de temps pour en profiter. Notamment, dans presque toutes les villes étapes des châteaux de la Loire, vous pouvez admirer une fois la nuit tombée une projection son et lumière artistique sur ou dans le château local.  Comme nous savions que nous en prendrions plein les yeux au Puy du fou, nous avons préféré nous coucher tôt pour faire plus de choses en journée.

Jour 3: Départ dans l’après-midi pour Amboise en faisant une pause à Chaumont, abritant aussi un ravissant château (environ 50 km). Nous avons beaucoup apprécié cet itinéraire alternant entre la fraîcheur de la forêt et le charme de petits villages. Arrivée super sympa à Amboise, ravissante toute petite ville qui nous a surpris par son animation! Des petits restaus et bars sympas partout, un très joli centre, un beau château dominant la Loire, et le camping idéalement placé. Pour info, le Shaker propose des coupes de glaces monstrueuses et des cocktails qui n’ont rien à leur envier, le tout face au château se reflétant dans la Loire.

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Jour 4: Nous avons allégé le programme de la journée suivante, supprimant le détour prévu par Chenonceaux pour prendre plus notre temps. J’ai encore pas mal à apprendre du minimalisme en termes de remplissage de mon emploi du temps, même en vacances!! Quoi qu’il en soit, nous avions décidé de ne pas faire le marathon des visites guidées et n’avons visité que Chambord et Chinon, admirant les autres de l’extérieur. Ces deux châteaux, l’un d’apparat et l’autre forteresse, nous ont permis des visites complémentaires, tant du point de vue des époques que de celui de l’histoire des jeux de pouvoir dans la région. Dans l’après-midi, départ pour Tours (une grosse vingtaine de km). Regrettant la tranquillité des petites villes précédentes, nous avons renoncé à y camper comme prévu et avons, dans un timing absolument parfait, trouvé un ter dans lequel nous sommes montés avec nos vélos pour Chinon. Coup de cœur pour cette jolie ville calme et pleine de charmes!  Et pour le camping baigné de verdure. Sans compter le magasin bio juste en face de la gare qui nous a permis de recharger notre réserve de fruits secs!

Vacances en vélo éco-minimalistes ou presque

Jour 5: Visite guidée passionnante du château de Chinon, départ pour Saumur en faisant un crochet par l’abbaye de Fontevraud (en tout, une quarantaine de km). J’ai regretté d’y avoir opté pour la visite guidée, car nous n’avions qu’une grosse heure et n’avons pas pu découvrir vraiment le reste du site et les expos. Il vaut mieux soit prévoir plus de temps, soit se balader par soi-même. Nous avons dû appuyer sur la pédale pour arriver à Saumur avant la fermeture de l’agence de location, pour y rendre nos vélos. Dommage, j’aurais apprécié flâner davantage sur le chemin magnifique en hauteur au milieu des vignes, terminant en beauté à travers le village troglodyte de Souzay-Champigny. Train pour Angers. Airbnb à Angers, très belle ville qui aurait certainement mérité que nous nous y arrêtions plus longtemps. Toutefois, au bout de 5 jours on n’a pas la même soif de tourisme et nous avons surtout profité du grand parc de la ville pour y bouquiner et rêver à l’année à venir.

Vacances en vélo éco-minimalistes ou presque

Jours 6, 7 et 8: Départ pour Nantes, Airbnb de trois jours pour se poser un peu. Super ville, au centre presque entièrement piétonnier (qu’est-ce qu’on attend à Lyon??). Balades détente. Rencontre géniale avec Gaëlle, qui m’avait envoyé un super mail en découvrant le blog, et qui souhaite ouvrir une épicerie vrac à Nantes. Nous avons aussi fait connaissance avec Marine, d’Ô Bocal, et découvert enfin cette jolie boutique! Cela fait chaud au cœur, car j’ai connu Johanna à la première réunion de création du Réseau Vrac, chapeauté à l’origine par l’association Zéro Waste France, et c’est beau de voir que lorsque l’on sait vraiment ce que l’on veut et que l’on ne laisse pas ses rêves s’envoler, ils se réalisent! Encore bravo les filles! Et merci pour votre VRAI engagement 🙂

Vacances en vélo éco-minimalistes ou presque

Jours 8, 9 et 10: Départ de Nantes pour le week-end au Puy du Fou. Nous avons dormi dans un château à un quart d’heure du parc, expérience dingue!

Vacances en vélo éco-minimalistes ou presque

Les oies du parc qui, dixit le châtelain, sont là « juste pour être heureuses »! Quelque chose me dit que c’est dans le même but que nous avons été créés :)

Les châtelains nous ont beaucoup appris sur l’histoire de la bâtisse, datant du XIe siècle, ainsi que sur celle de la Vendée. Cela nous a permis d’apprécier pleinement certains spectacles du Parc relatant directement cette Histoire. Globalement, les différentes visites, découvertes et discussions que nous avons eues durant ce périple nous ont plongé dans un monde de paysans, chevaliers et princesses, de guerres, de conquêtes et de rivalités, d’intrigues et de poésie. J’ai eu l’impression de retrouver mon imaginaire d’enfant, et ressenti pour la première fois une curiosité sincère à l’égard de l’Histoire de notre pays, que j’ai toujours considérée comme primordiale pour comprendre le monde d’aujourd’hui, sans toutefois parvenir à m’y intéresser pour de bon. Allez-y avec vos enfants, ils vont adorer!! Cerise sur le gâteau, le Puy du Fou est une source d’émerveillement constant. Ce n’est pas pour tien qu’il a été élu meilleur parc du monde! Il s’y passe ce qui existe en peu d’endroits: les vendéens travaillent bénévolement à la production des spectacles, et tous les bénéfices de ce Parc sont investis dans la beauté des spectacles ainsi que dans des œuvres caritatives dans le monde entier. Et l’esprit général se ressent partout: tout est beau, tout est joyeux, tout se passe en souplesse et dans la bonne humeur. Aucune envie d’aller visiter Disneyland après une telle expérience! Si vous voulez y aller, réservez bien à l’avance (dès septembre!), et surtout prenez aussi vos places pour la Cinéscénie, un spectacle se déroulant le soir et qui n’a pas d’égal dans le monde! En version économique, il est aussi possible de réserver un emplacement de camping près du parc.

Vacances en vélo éco-minimalistes ou presque

La vie de château durant notre séjour au Puy du Fou!! Eh oui, ça sert aussi à ça les économies réalisées tout au long de l’année grâce au zéro déchet!

Jours 10 et 11: Retour à Nantes pour rendre la voiture. Nuit à l’hôtel, matinée pénards et retour en train l’après-midi.

 

J’espère que ce récit vous a donné envie de tenter l’aventure à vélo et que mon retour d’expérience vous sera utile. Peut-être d’ailleurs avez-vous déjà fait ce genre de périple? Dans ce cas je serais ravie de savoir quels sont les endroits chouettes que vous avez découverts 🙂 A vos commentaires!!

12 Comments

  • Reply Gaëlle 17 août 2016 at 9 h 58 min

    <3 TROP CHOUETTE !!! Vous semblez vous être remplis de bonheur intense durant vos vacances et c'est vraiment super !
    La rencontre avec Pierre et François me fait penser à Nans et Mouts de Nus et culottés !! Deux mecs géniaux ayant réalisé une émission dont le concept est de montrer que nous n'avons besoin de rien. (même pas de vêtement !!) pour réaliser nos rêves sauf de s'ouvrir aux autres avec confiance et générosité… Si tu ne connais pas encore je te conseille de jeter un oeil à un épisode en replay, cette émission est pleine d'énergie positive !
    Merci pour ce partage en tout cas. Hâte de recroiser ta route. Bises à vous 2

    • Reply abracada-vrac 17 août 2016 at 18 h 15 min

      Hello Gaëlle! Merci pour ton commentaire et ta suggestion, non je ne connais pas mais j’aime déjà!! Je vais aller voir ça, la philosophie est tip top!!
      Bises 🙂

  • Reply nanou 17 août 2016 at 14 h 13 min

    Coucou !
    J’ai aussi fait notre premier voyage à vélo cette été, un Nantes – Bordeaux 🙂
    Nous on a pris nos vélos dans le train ! Et ben…. c’est galère.
    Déjà il faut savoir qu’il existe un intercités Lyon – Nantes (impossible à trouver sur internet) et que donc logiquement on peux prendre ce train avec des vélos sans problème.
    Mais nous on savait pas, alors on a pris le TGV… sans accès vélos. C’est de l’organisation. Il faut toujours une petite main (qui reste sur place) pour aider : il faut démonter les vélos (roue avant et arrière) et protéger tous ce qui peut être dangereux (pédales, dérailleur etc) dans du carton/Plastique… et prier pour que le TGV soit 1) annoncé un peu en avance 2) qu’il soit vide et que des emplacements bagages soient vides (parce que le cadre passe dans les portes bagages !!!). Et ensuite prévenir le controleur… c’est passé 3 fois pour nous 🙂 Mais on a aussi rencontré des vélotouristes qui se sont fait refoulés dans un TER à Bordeaux (soit disant le train est trop plein).
    Voila pour le point vélo et train 😉

    Sinon, nous on a été mitigés niveau bouffe (couple vegan) : on avait un petit réchaud + un kit de camping (2 petites casseroles, 2 petites assiettes, un couteau, et des couverts, 2 tasses (tout ça rentrant dans le kit) + une boîte en inox (qui a bien servi) et des sacs en coton. On voulait acheter à manger dans des magasins bio car on faisait les courses pour environ 3/4 repas à chaque fois et on voulait du vrac. Encore faut-il trouver des magasins bio.. y’en a pas sur la côte (bonjour Super U blindé un samedi après midi). Et même dans certaines villes, on a galéré (le seul mag bio de Nantes en centre ville était fermé, à la Roche, on était trop chargé/fatigué pour faire les courses à la périph ou y’avait un biocoop… sauf que tous les mag bio du centre ville avait mis la clé sous la porte), à La Rochelle, le mag bio était tout petit et y’avait 8 bacs de vrac sans pâte, sans semoule, sans riz… La bonne surprise, c’est devant notre camping à Lacanau, y’avait un maraicher et il avait quelques trucs en vracs (dont des fruits secs, bien utile en vélo). Bref, c’était un chouia difficile de ce point vue la, on s’est retrouvé avec un sac entier de semoule par exemple xD et à devoir aller au supermarché (hum les marchés c’était prévu dans ma tête mais ça allait pas trop avec notre façon de rouler : lever 9h, partir à 11h, arrivée à 16h/17h… même en partant plus tôt, on aurait pas pu en fait).
    Et niveau condiment on avait apporté : huile d’olive, poivre, curry, herbes de provence, concentré de tomates/café pour mon copain.
    Concrètement on a mangé beaucoup de semoule-légumineuses-légumes au curry/ pain avec du pâté bjorg/ mais on été hébergé quelques fois par des gens (warmshowers, connaissances sur place, rencontres) donc ça c’était cool, on a mangé autre chose xD (on a fait un super curry de pois chiche à des non-végé, ils ont bcp aimé).
    Par contre on est parti avec 2 gourdes de vélo (donc 500ml chacun) et ça c’est clairement pas assez ! il faudrait qu’on ai 1 litre minimum chacun et du coup, on a récupéré quelques bouteilles en plastique de ci de la (en tout on avait : 2 gourdes de 500 ml, 1 bouteille de 1 litre, et 3 petites bouteilles).
    et le côté bouffe représentait en taille, une sacoche de vélo.

    Et sinon camping ! (on voulait des vacances pas cher ^^) dans des campings municipaux (les meilleurs, il faut privilégier ceux-ci). Juste une fois sur la côte, on s’est retrouvé dans un 4 étoiles très cher avec des règles idiotes (le tarif « randonneur/vélo » n’est valable que pour une personne et que pour une nuit) et on a pas tout aimé (y’avait pas de pq xD) et on a fait une fois du camping sauvage (et la il faut prévoir de l’eau en avance).

    Et niveau fringues, pas mal ^^ juste de trop de sous vêtements pour ma part et mon copain avait pas pris de 2ème paire de chaussure et ça il l’a payé quand il a plu xD Sinon, en cosmétique, j’avais pris du déo, clairement ça sert à rien du tout xD Sinon on galéré pour le savon d’alep : difficile à faire sécher, je cherche une solution pour la prochaine fois.

    Ah oui, bien sur les outils de vélo ! + 3 chambres à air + une pompe. Heureusement qu’on avait tout ça, j’ai crevé ma roue arrière et mon copain, son dérailleur a pété le …. 1er jour (c’est ça de partir avec un vélo d’occas’ pas réviser).

    Voila pour mon expérience 🙂

    • Reply abracada-vrac 17 août 2016 at 18 h 23 min

      Wahouu merci Nanou pour ce retour super intéressant!! Dis donc, quelle aventure!! Et si tu as le temps je serais ravie que tu m’envoies ta recette de curry de pois chiches pour tester! Je suis d’accord, le déo ne sert pas à grand chose, on transpire tellement qu’on a vite fait d’évacuer les toxines malodorantes et de ne plus rien sentir^^ Pour le savon, nous laissions la boîte ouverte après chaque usage, ne la refermant que pour plier bagage, et ça a bien fonctionné. Merci pour les détails sur le train! Conclusion: il faut vraiment dénicher des trains ouvertement open aux vélos pour ne pas se casser la tête… J’admire votre détermination et votre patience!! Alors, à refaire? Quelle est la prochaine destination? 😉

      • Reply nanou 18 août 2016 at 23 h 02 min

        Oui oui, pour le train il faut penser TER et Intercités, et surement demander à un guichet, nous on a pris les billets vraiment dans l’urgence du coup on voulait des tickets prem’s. ^^

        Pour le curry c’est vraiment simple ^^
        je te mets la version rapide mais tu peux faire en faisant tout cuire toi même !
        Une boîte de 400ml de pois chiche cuits (pas égoutés), une boîte de coulis de tomate (bien 400 ml aussi je pense). Il faut juste faire revenir des oignons dans de l’huile et du curry (nous on mets beaucoup de curry, bien 2 ou 3 CàS), il faut ajouter les pois chiche, les faire un peu dorer avec le curry et mettre du coulis de tomates et laisser réduire doucement, ça prends 15/20 min
        Voila ^^

        • Reply abracada-vrac 19 août 2016 at 6 h 54 min

          Top merci!!

  • Reply Emilie San José 17 août 2016 at 18 h 23 min

    Super ce retour d’expérience Jeanne! Et ce beau partage (avec ton Amoureux en premier, et avec toutes ces personnes rencontrées sur le chemin! ) c’est formidable! Ça donne vraiment envie de repenser les vacances surtout le but qu’on veut leur donner (est-ce que passer des heures sur autoroute à la chaleur pour un destination trop bondée vaut vraiment le coup ou peut-on sortir des sentiers battus (sens propre comme figuré!) et vivre de vraies expériences, de vrais moments qui nous feront plaisir? Moi je dis vive la vie alors mettons là au premier plan en vacances comme au quotidien comme tu le fais si bien! Bonne suite d’août, et au plaisir de te lire sur d’autres aventures! La bise. Emilie

    • Reply abracada-vrac 17 août 2016 at 18 h 31 min

      Bonjour Emilie, merci beaucoup pour ton commentaire super inspirant!! Et ce baby??

  • Reply Tim 31 août 2016 at 17 h 29 min

    Pour votre futur achat de vélo ne faîtes pas n’importe quoi, je vous conseil de voir ce site http://forum.velotaf.com/ qui est une mine d’info, il y en a d’autres bien sur; mais sachez qu’on n’achète pas un vélo n’importe comment à savoir se renseigner sur les aspects suivants :
    Bien choisir son vélo
    Bien le sécuriser
    Les Règles de sécurité
    Définir son trajet
    S’équiper
    Entretenir son vélo
    et pour le premier point :
    Connaître sa taille (mesure de l’entre-jambe et multiplication par un coefficient)
    Se poser les bonnes questions : Quel usage ? Quelle distance ? Quel budget ?
    Chercher des infos et/ou demander conseil à un professionnel (pas une grande surface)
    Si besoin de plus d’info je pourrais peut-être répondre…

    • Reply abracada-vrac 5 septembre 2016 at 15 h 00 min

      Merci Tim pour ces conseils 🙂

  • Reply Lucie 7 octobre 2016 at 15 h 25 min

    Hello

    Je découvre ton blog et cet article.
    Avec mon copain on a fait un WE de 4 jours de vélo en septembre 2015.

    On a fait comme vous : deplacement en train puis location de velo sur place.
    Ca à donné A/R en TGV Paris/Bordeaux
    Location de velo à Bordeaux puis TER jusqu’a Arcachon
    Voyage itinérant jusque Vieux boucaux (puis Dax pour reprendre un train pour Bordeaux pour y rendre nos vélos)

    Le TER Bordeaux Arcachon accepte les vélos mais ils vaut mieux être dans les premier dans le train car il n’y a pas 50 000 places et qu’il y avait pas mal de monde avec des vélos. (A priori tout le monde a réussi à rentrer)
    Le train Dax/bordeaux était un TGV avec emplacement vélo que nous avions réservé

    Coté dodo on avait choisi des hôtels, car nous n’avions pas de matériel de camping et moyennement envie d’investir sans savoir si ça nous plairait et si nous recommencerions.
    Pour les repas, le matin on prenait le petit dej de l’hotel, le soir on allait au restaurant et pour me midi on achetais des fruits/légumes et pain/charcuterie pour pique niquer.

    Et donc je conseille très fortement les itinéraires le longs de l’atlantique (la vélodyssée : http://www.lavelodyssee.com/ ) on est beaucoup dans la pinede, le long de l’ocean, c’est beau, reposant, aménagé…. on a adoré

    • Reply abracada-vrac 13 octobre 2016 at 9 h 57 min

      Merci Lucie pour ce récit, ça fait super envie!!

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