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Une oasis en ville

une oasis en ville

Grâce à l’été et au ralentissement qu’il apporte au quotidien de la plupart d’entre nous, j’ai pu enfin découvrir le jardin partagé où s’est inscrite ma mère, véritable oasis en ville!! Je vous propose donc aujourd’hui une balade détente à l’intérieur de ce magnifique potager 🙂

Comme l’explique le film « Demain« , il est important de relocaliser la production agricole au maximum sur les lieux de consommation, c’est-à-dire dans les villes. Deux raisons à cela: d’une part, l’autonomie alimentaire est une sécurité, et d’autre part, consommer des produits qui ont parcouru plusieurs centaines voire milliers de kilomètres entre le champ et notre assiette est un modèle révolu sur le plan écologique, d’autant plus que ces produits auraient pu ne parcourir que quelques kilomètres pour le même résultat. Donc, nous devons réinvestir les friches de nos villes pour y produire ensemble notre alimentation. C’est ce que font les jardins partagés, toujours plus nombreux ici et là.

Voir aussi les Incroyables Comestibles, qui vont plus loin encore: là où les jardins partagés sont gérés la plupart du temps par les adhérents d’une association, avec un accès surveillé par ces adhérents, les Incroyables Comestibles poussent tous les habitants à s’approprier n’importe quels plates bandes et bouts de terre et à y faire pousser ensemble des fruits et légumes, puis à en récolter les fruits dans une totale liberté.

Voici donc un aperçu de ce beau jardin lyonnais:

une oasis en ville

Les choses sont très bien organisées! Il y a un tableau permettant de savoir où poussent quelles plantes, mais aussi de communiquer en se transmettant les différentes tâches qui ont été réalisées et celles qu’il faudra penser à effectuer. De même, dans la cabane chacun peut ajouter dans des petits pots les graines qu’il a récoltées pour les réutiliser d’une année sur l’autre, utiliser le carnet de bord pour communiquer avec les autres adhérents, feuilleter l’almanach ou le guide de jardinage bio. Chaque outil a sa place, et chacun doit veiller à ranger ce qu’il a sorti.une oasis en ville

 

Comble du luxe, le jardin a accès à une source naturelle en pleine ville, dans laquelle j’ai surpris quelques bouteilles de bière en train de se rafraîchir^^ Pour l’eau d’arrosage, le jardin dispose également d’une citerne qui stocke l’eau de pluie issue de la gouttière de l’immeuble voisin.

une oasis en ville

On peut y venir pour jardiner, déposer son compost, mais aussi se détendre au milieu de la verdure avec un bouquin, de jardinage ou pas! Et d’après ce que j’ai compris, pour prendre l’apéro 😉

une oasis en ville

une oasis en ville

Sylvain, l’adhérent qui nous a accueillies, nous a montré en détail chaque partie du jardin, chaque plante. Dans une pagaille organisée, ce petit coin de paix abrite pêle-mêle tomates, courges, herbes aromatiques et fleurs comestibles, plantes à décoction, poireaux, pommes de terre, carottes, pêches, raisin, prunes, fruits exotiques dont j’ai oublié le nom, nigelle, fraises, framboises, oignons, ail, et bien d’autres! J’ai découvert à quoi ressemble un plant de pois chiches:

une oasis en ville

Pendant que nous étions là, un autre adhérent récoltait des carottes. Sylvain, qui les avait plantées et bichonnées, se réjouissait avec lui  du résultat: rien ne vaut les joies simples!! Qu’elle est juste, la fierté que l’on retire d’un beau légume cultivé avec patience!

une oasis en ville

Ma tâche a consisté à asperger les plants de tomates d’une décoction de  prêle pour les guérir d’un champignon dû à un excès d’eau à cause de la pluie, ainsi qu’à dépailler les plants de fraisiers, biner et rajouter du compost, puis repailler.

une oasis en ville

Regroupant une cinquantaine d’adhérents, ce jardin n’a pas prétention à tous les nourrir et reste plus orienté sur le le plaisir de jardiner et d’apprendre que sur la productivité. Toutefois, il témoigne du fait qu’il est possible de cultiver en ville à plusieurs, et ouvre la voie à une réflexion plus poussée sur la façon dont les techniques de production pourraient être optimisées en vue d’une autonomie alimentaire.

une oasis en ville

Je suis repartie heureuse et les ongles pleins de terre, la tête pleine de connaissances toutes neuves!! Je suis contente de me dire que dès maintenant, je peux apprendre près de chez moi beaucoup de choses qui me serviront d’ici quelques années pour mon projet de ferme 🙂

Si vous aussi vous souhaitez mettre les mains dans la terre, dénichez sur internet les jardins ou les associations les plus proches de chez vous, en cherchant bien presque tout le monde peut avoir accès à un lieu pour jardiner!!

5 Comments

  • Reply Clem' 19 juillet 2016 at 16 h 46 min

    Un petite référence dans l’article permettant de localiser ce jardin urbain aurait été sympathique 🙂

    • Reply abracada-vrac 19 juillet 2016 at 18 h 56 min

      Bonjour Clem! Merci pour ta remarque témoignant de l’intérêt que tu as porté à ce jardin 🙂 L’abtention était volontaire, car ce jardin ne peut pas accueillir beaucoup plus de monde qu’il n’en compte déjà! Toutefois, les personnes vraiment intéressées peuvent me demander par mail cette info 😉

  • Reply Gaëlle 20 juillet 2016 at 9 h 37 min

    Merci Jeanne pour ce nouvel article où on sent à travers tes mots l’intense bonheur que la découverte de ce jardin t’a procuré 🙂 Une grosse bise !

    • Reply abracada-vrac 20 juillet 2016 at 11 h 17 min

      Merci à toi pour ton commentaire, j’espère donner l’envie à mes lecteurs 😉

  • Reply Tiff in Lyon 26 août 2016 at 23 h 37 min

    C’est mon jardin : )

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